ouverture
Il marchait sur un pied sans savoir où il poserait l’autre. Au tournant de la rue le vent balayait la poussière et sa bouche avide engouffrait tout l’espace.
Il se mit à courir espérant s’envoler d’un moment à l’autre, mais au bord du ruisseau les pavés étaient humides et ses bras battant l’air n’ont pu le retenir. Dans sa chute il comprit qu’il était plus lourd que son rêve et il aima, depuis, le poids qui l’avait fait tomber.
Pierre Reverdy, La saveur du réel, Gallimard
Premier matin au gîte
Au-dessus des étangs, au-dessus des vallées,
Des montagnes, des bois, des nuages, des mers,
Par delà le soleil, par delà les éthers,
Par delà les confins des sphères étoilées,
Mon esprit, tu te meus avec agilité,
Et, comme un bon nageur qui se pâme dans l'onde,
Tu sillonnes gaiement l'immensité profonde
Avec une indicible et mâle volupté.
Envole-toi bien loin de ces miasmes morbides;
Va te purifier dans l'air supérieur,
Et bois, comme une pure et divine liqueur,
Le feu clair qui remplit les espaces limpides.
Derrière les ennuis et les vastes chagrins
Qui chargent de leur poids l'existence brumeuse,
Heureux celui qui peut d'une aile vigoureuse
S'élancer vers les champs lumineux et sereins;
Celui dont les pensers, comme des alouettes,
Vers les cieux le matin prennent un libre essor,
- Qui plane sur la vie, et comprend sans effort
Le langage des fleurs et des choses muettes!
Charles Baudelaire
Ait Daoud ou azzi
Georges Roddenbach
Au sortir des gorges
Amouguer, Aït Sidi Meh, AouaraÏ...je ne peux que découper le paysage au fil de la route pour garder quelques friandises à offrir à vos yeux gourmands...
Bonne année 2012
Vous qui passez par là,
je vous offre cet instant de
lumière dans la rigueur
du Haut Atlas marocain et
je vous souhaite une
bonne et heureuse année
2012!
le canyon d'Imiter
âme qui vive
Le jour de l'aïd au Maroc, il n'y avait âme qui vive tout le long de notre route .
Zaïda, habituellement grouillante de monde et encombrée de véhicules était méconnaissable
Incongru! Des frigos en détresse au milieu de ce paysage grandiose
Des plantes coussinets, adaptées au climat semi désertique d'altitude
égaient la route de taches rouges ou blanches
un troupeau de chèvres nous pique la priorité
Nous traversons le plateau, émerveillés!
Dans une écharpe de lumière
Dans une écharpe de lumière
éclate l'or des peupliers
les chevaux mangent la lumière
Voyage...voyage
Au matin de l'Aïd, nous sommes en route pour le pays Haut.
En chemin, nous sommes surpris par les basses températures (2° vers 9 heures) et nous découvrons un frileux paysage, emmitouflé sous le blanc manteau.
Le manteau immaculé s'étale sur les entours découvrant dans ses plis quelques majestés
Heureusement le jaune des peupliers en parure d'automne éclate comme bijoux sous les feux du soleil.
Oh Marseille


































































































































